Résumé

Constitution du temps, garantie des moeurs nationales (1814)

Je ne me borne donc point à dire que celui qui change violemment les maximes de l'antiquité, substitue à l'ouvrage du temps et de l'expérience des systèmes au moins incertains, mais je dirai qu'il ne fait pas une loi, encore moins une Constitution, si la loi doit être l'expression de la volonté nationale. Car le temps seul révèle les mystères de cette volonté , trop souvent couverte sous le nuage d'une effervescence passagère.
La volonté vraie et raisonnable d'un peuple n'est pas ce voeu mobile qu'il change de jour en jour, suivant l'impulsion des factions et des circonstances.
Source : Gallica

Constitution du temps, garantie des moeurs nationales (1814)

La plus grande faveur du ciel est d'avoir un roi légitime, et de s'y confier pleinement. Un tel monarque, dans la sainteté de ses droits, porte la garantie des nôtres. Il reviendra toujours, par la force du sang et par sa position même, aux lois que garantissent les moeurs de la nation. Or, le vrai gage de la liberté publique est dans les moeurs et maximes affermies par le temps, soutenues par le sol et le climat
Source : Gallica

Constitution du temps, garantie des moeurs nationales (1814)

François, demandez à vos pères comment ils ont su conserver le mystère de la liberté dans une soumission sans réserve. La résistance à l'oppression étoit pour eux le plus saint des devoirs. Cette vertu n'est plus connue depuis que les Droits de l'Homme ont paru au grand jour, comme le sang paroît quand un fer meurtrier ouvre les maîtresses artères ; ils ne savoient point opposer une volonté réfractaire, mais les moeurs résistoient pour eux, et le prince, par une modération familière aux races légitimes, reconnoissoit bientôt la voix de la patrie et de la constitution.
Source : Gallica

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