Wilfrid de Fonvielle

Wilfrid de Fonvielle

Résumé

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle Du Souverain (1853)

Ils croient fermement que l'autorité existe corporellement en dehors d'eux-mêmes, qu'elle a deux bras, deux jambes, deux mains, qu'elle se marie, mange, boit et dort. Ils s'inquiètent beaucoup de ce qui lui plaît, fort peu de ce qui est bien, et nullement de ce qu'ils veulent eux-mêmes. Cependant il en est de cette autorité, si largement dotée de la toute puissance, comme de toutes les entités dont la saine philosophie a fait justice. Fille de l'orgueil exagéré des uns et de l'humilité forcenée des autres, l'idole se dérobe aux regards dans l'épaisse fumée de l'encens qu'on lui prodigue.
Source : Gallica

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle Du Souverain (1853)

Quand un peuple a laissé voiler la statue de la Justice, quand il a sacrifié la Vertu sur l'autel de la Peur, quand il a renoncé au culte du Dieu vivant, croit-il se dérober au courroux de l'Eternel, en s'ensevelissant dans les ténèbres de l'idolâtrie ? Toutes les fois qu'on élève le veau d'or sur les places publiques, il y aura réaction nécessaire de cette indignité ; les scandales de la maison d'Achab retentiront dans tout Israël, jusque dans la plus obscure des chaumières.
La souveraineté n'est pas un fardeau inutile dont le peuple peut se débarrasser quand il le trouve trop pesant.
Source : Gallica

Portrait de Wilfrid de Fonvielle Wilfrid de Fonvielle Du Souverain (1853)

Egarée par de vieux souvenirs, la nation veut encore une fois charger quelqu'un de penser et d'agir pour elle. Mais l'esprit nouveau a tellement pénétré les masses, qu'il est impossible de déguiser plus longtemps sous la livrée monarchique la souveraineté naturelle du peuple.
Plus prompte à se modifier, la volonté générale est en même temps moins pénible à se formuler. Elle perce de toutes parts, et fait trembler le chancelant échafaudage.
Source : Gallica

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