Résumé

Louis Lefranc Un mot sur la situation politique… (1848)

L'ordre est une partie intégrante de la liberté ; il en est l'organisation, la vie, la fécondité. C'est à l'ordre, et à l'ordre seul, que la liberté doit de porter et de mûrir tous ses fruits. Pour tout homme sans illusion, sans prévention, sans égoïsme et sans calcul politique, vouloir sauvegarder l'ordre à venir de la société par la monarchie, c'est ruiner l'ordre sans fortifier la monarchie, c'est faire de l'Etat une révolution en permanence. Aujourd'hui, la République est dans les idées, dans les goûts, dans les esprits
Source : Gallica

Louis Lefranc Un mot sur la situation politique… (1848)

L'accomplissement universel de la loi du travail dépend de l'organisation générale du crédit. Le crédit qui se prête à développer le travail social dans toute son étendue n'est point exclusivement le capital de l'or, toujours craintif, toujours méfiant, toujours resserré dans son coffre-fort ; mais c'est le crédit fondé sur la nature morale de l'homme, qui prend l'épargne pour point de départ, et qui, sans rien perdre de sa sécurité et de sa solidité, s'étend généreusement sur tous les travailleurs, comme une semence sur une terre bien préparée.
Source : Gallica

Louis Lefranc Un mot sur la situation politique… (1848)

D'ailleurs, les hommes de la politique restrictive croient la majorité du peuple incapable et indigne d'exercer des droits politiques. Le peuple a une tout autre idée de lui-même; il croit à son bon sens et à sa vertu. Vainement les vaincus de février regarderaient cette foi du peuple en luimême comme une illusion de l'orgueil, comme un enivrement de la victoire, cette foi existe. Le fait seul que le peuple s'accepte comme capable de se gouverner lui-même, frappe d'impuissance toute politique fondée sur la défiance envers lui.
Source : Gallica

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