Résumé

Eugène Bonhoure Comment doit se faire l'éducation politique du pays… (1871)

Mais depuis long-temps déjà cette bourgeoisie, qui dans aucun pays du monde n'a son équivalent, s'est divisée en deux groupes, dont l'un, le plus nombreux, le plus riche, le plus influent, s'endormant sur les résultats acquis, subit la loi commune du succès et s'immobilise dans son bienêtre. L'inertie de ce qu'on appelle « le parti conservateur » n'a pas d'autre cause. Conservateurs, ils le sont; mais avant tout ils sont libéraux. La liberté seule explique et rend possible leur existence. Supprimer la liberté, c'est supprimer la bourgeoisie
Source : Gallica

Eugène Bonhoure Comment doit se faire l'éducation politique du pays… (1871)

Entre les violences du parti de l'autorité et les violences égales du prolétariat fourvoyé, la liberté conservatrice est aujourd'hui placée comme entre l'enclume et le marteau. Le centre de la nation, débordé par les deux ailes, est pris entre deux feux. D'un côté, la croisade ultramontaine, dont la monarchie légitimiste est le premier objectif; de l'autre, le socialisme autoritaire, dont l'Internationale est la personnification et la Commune le moyen. Ces deux dangers se valent l'un l'autre.
La résistance pourtant est facile. Quand la bourgeoisie marchera, les campagnes marcheront.
Source : Gallica

Eugène Bonhoure Comment doit se faire l'éducation politique du pays… (1871)

C'est là le fait capital, la vérité pénible qu'il faut signaler, et dont il est nécessaire d'étudier froidement les douloureuses conséquences.
Le fait en lui-même n'est pas niable. Tout le monde convient que l'éducation politique du peuple français n'est pas faite. Les adversaires de la liberté se font, de cette ignorance, une arme ; ils proclament bien haut que « ce pays n'est pas mûr pour la liberté. »
Source : Gallica

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