Résumé

Le comité de salut public (1871)

“ Ils n'ont pas encore lâché la bride à leurs passions, dit Napoléon Ier.
— La république est jugée, dit Louis XIV. Sous la république, tout par le peuple, rien pour le peuple; sous la royauté, tout pour le peuple, rien par le peuple. Quelques vagues penseurs disent sentencieusement que la France n'est pas mûre pour la république. Elle est trop mûre. Il est trop tard pour greffer l'arbre monarchique. On peut changer l'idéal d'un peuple, on ne peut pas changer l'esprit de ses moeurs.
— La France, dit Lamartine, a eu le tort de ne jamais bâtir l'avenir qu'avec les ruines du passé.
”
Source : Gallica

Le comité de salut public (1871)

“ L'évangile selon Saint-Just.
LAMARTINE.
C'est l'Évangile ouvert, ne le fermons plus ; si la France doit reprendre sa force d'âme, c'est là.
LOUIS XIV.
Mme de Maintenon m'avait dit cela dans mon temps; ce qui n'a pas empêché les Parisiens de huer mon tombeau jusqu'à Saint-Denis: Il est vrai que je n'ai bien lu l'Évangile qu'en mes derniers jours.
NAPOLÉON Ier.
L'Évangile, c'est la constitution des âmes; mais nous n'avons pas seulement charge d'âmes. Et puis on ne gouverne pas les Français avec des articles de foi, ni avec des articles de loi ; chaque génération a son Dieu et son Code.
”
Source : Gallica

Le comité de salut public (1871)

“ L'Assemblée nationale fera la justice comme Salomon, parce que la loi est écrite dans le coeur de chaque citoyen. Que les représentants du pays n'aient d'autre constitution que leur amour de la France. Que, selon le mot de Platon, ils refassent les moeurs en refaisant les lois. Aristide et Thémistocle se réconciliaient devant l'ennemi de la république, Périclès rappelait Cimon de l'exil : ne fermons la porte à aucun citoyen d'où qu'il vienne. Abdiquons nos droits, nos ambitions et nos inimitiés devant la France et devant le spectre de l'Internationale — ce ventre qui n'a pas d'oreilles. ”
Source : Gallica

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