Résumé

F. Rouillon-Petit Oraison funèbre de Marie-Antoinette… (1814)

FILLE DE L IMPERATRICE-REINE MARIE THERESE,
FEMME DE LOUIS XVI.
IL est des ames privilégiées à qui la nature semble avoir départi des forces surnaturelles qui les élèvent au-dessus de tous les événemens , en leur inspirant, au milieu des plus grands périls, cette courageuse fermeté que rien ne peut ébranler. Ces caractères augustes , bien faits pour exciter l' étonnement et l'admiration, n'empruntent leur éclat, ni de la fortune, ni de la grandeur : il semble au contraire que c'est dans les épreuves de la plus cruelle adversité qu'ils puisent leur
force et leur résistance
Source : Gallica

F. Rouillon-Petit Oraison funèbre de Marie-Antoinette… (1814)

Puissance divine , vous seule avez pu soutenir jusqu'à ce jour le courage surnaturel de cette Princesse digne d'un sort aussi heureux qu'il est cruel : vous seule pouvez l'empêcher de succomber sous le poids de sa douleur : vous seule pouvez lui montrer qu'il est des devoirs auxquels on doit se sacrifier ; inspirée par cette tendresse inépuisable qui l'attache si fortement à ces augustes orphelins qui réclament jusqu'aux dernières étincelles de son amour, l'infortunée Reine va supporter encore l'accablant fardeau de la vie, pour boire , hélas!
Source : Gallica

F. Rouillon-Petit Oraison funèbre de Marie-Antoinette… (1814)

Son cœur souffre, sa grande ame est souvent attérée; mais ses souffrances personnelles ne sont comptées pour rien dans les larmes amères qu'elle est forcée de répandre. Si ses yeux versent souvent des pleurs, c'est en les portant sur cet époux vertueux, si digne d'amour et de respect : si son cœur se gonfle de chagrin, c'est lorsque sa pensée se fixe sur ces jeunes et intéressantes victimes dont elle pressent la douloureuse destinée : ses alarmes sont souvent cruelles et terribles , parce que le sentiment qui les produit est aussi vif que profond.
Source : Gallica

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