Albert Mathiez,
Le dix août
(1931)
“ « Si le 10 août n’avait pas fait cesser le pouvoir royal, l’étranger n’aurait-il pas eu la facilité de venir à Paris, de s’ingérer dans la Constitution, de faire la loi au corps législatif, ou d’établir un régime équivalent ou pire ? » Il sentait nettement que la cause du roi était celle de l’ennemi, La solution mitoyenne qu’il avait imaginée, d’accord sans doute avec les Girondins, avait l’avantage de ne rien compromettre. Une fois le roi et sa famille réfugiés dans l’Assemblée, l’insurrection perdait tout motif d’attaque, la garde du château tout motif de défense. ”

