Albert Mathiez

Albert Mathiez

Résumé

Portrait de Albert Mathiez Albert Mathiez,  Correspondance, 1914

“ Pie VI, qui se montrera si intransigeant vis-à-vis de la Constituante, dont les empiétemens ne seront pas sensiblement plus graves, n’osa pas soulever de conflit avec la souveraine schismatique. Il régularisa après coup les réformes de la Tsarine et il usa pour cela de ce même procédé des délégations auquel les évêques de France lui conseilleront de recourir pour baptiser la Constitution civile du clergé. Le grand crime des Constituans aux yeux de Pie VI ne fut pas de faire la Constitution civile, ce fut de faire la Constitution tout court. Il suffit de lire ses brefs pour en être convaincu. ”
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Portrait de Albert Mathiez Albert Mathiez,  Correspondance, 1914

“ Si l’historien n’a pas le droit de rechercher les raisons, toutes les raisons des décisions pontificales, s’il n’a que le devoir de s’incliner devant elles et s’il lui est interdit de ne pas croire en tout et toujours les papes sur parole, — il n’y a plus d’histoire, il n’y a plus d’autre histoire religieuse possible que celle qu’il plaira aux papes de faire écrire. ”
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Portrait de Albert Mathiez Albert Mathiez,  Correspondance, 1914

“ La vraie raison du conflit fut d’ordre tout politique. On ne peut condamner la Constituante qu’en donnant une adhésion implicite à la thèse du despotisme théocratique. Sur la question religieuse, l’archevêque d’Aix, Boisgelin, a dit le dernier mot : « Le principe de la Cour de Rome devait être de faire tout ce qu’elle devait faire et ne différer que ce qui pouvait être moins pressant et moins difficile. Quand il ne manque que des formes canoniques, le Pape peut les remplir, il le peut, il le doit. » ”
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