Résumé

Jules Viard Guillaume Mollat. La collation des bénéfices ecclésiastiques sous les papes d’Avignon…

Les papes purent facilement justifier cette mesure par le droit qui découlait du pouvoir suprême qu’ils possédaient en tant que chefs de l’Église romaine, par les avantages qu’elle leur procura au point de vue fiscal et enfin par l’entente qui régna souvent entre les rois et la papauté au sujet du choix des candidats, entente qui généralement amena la paix et la concorde entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.
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Jules Viard Guillaume Mollat. La collation des bénéfices ecclésiastiques sous les papes d’Avignon…

Or, antérieurement au XIe siècle, le pouvoir royal chercha souvent à se substituer au pouvoir ecclésiastique pour ces collations ; ce fut même de ces empiétements que naquit la querelle des investitures. À la suite de ces dissensions, la papauté put se ressaisir, et à partir du XIe siècle elle employa tous ses efforts pour chercher à centraliser le gouvernement de l’Église entre ses mains. C’est l’histoire de ce que les papes d’Avignon firent dans ce sens que M. Mollat a voulu retracer dans cet ouvrage sur la collation des bénéfices.
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Jules Viard Guillaume Mollat. La collation des bénéfices ecclésiastiques sous les papes d’Avignon…

On distingue deux sortes de bénéfices, les bénéfices mineurs : canonicats, prébendes, dignités, personats. églises, etc., et les bénéfices majeurs : patriarcats, archevêchés, évêchés, abbayes d’hommes et de femmes. Depuis de longs siècles, les évêques, les abbés, les chapitres avaient coutume de conférer les bénéfices mineurs placés sous leur tutelle. Les papes revendiquèrent leur part dans la collation et, pour arriver à leurs fins, ils usèrent du droit de réserve.
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