Résumé

Pétition adressée par la boulangerie d'Agen… (1842)

Exempte de tout réglement, libre d'envahir nos marchés quand elle entrevoit des bénéfices et de les déserter lorsqu'il n'y a que pertes à subir, elle n'offre aucune garantie ni à l'Administration, ni aux populations. Mais le principe de libre concurrence, dira-t-on ? Cette objection éternelle ne provient que de la confusion des idées : la concurrence n'est qu'un corollaire de la liberté du commerce et de l'industrie; dés-lors elle ne peut être opposée qu'aux professions jouissant de cette liberté, et la Boulangerie réglementée est forcément soumise à la dépendance la plus rigoureuse.
Source : Gallica

Pétition adressée par la boulangerie d'Agen… (1842)

Il serait presque oiseux de faire observer que les réformes sollicitées, d'un bout de la France à l'autre , par la boulangerie réglementée, ne sauraient, réalisées, constituer une extension de la loi du 28 avril 1816 et créer de nouvelles charges. La Boulangerie ne demande ni de ces charges, ni de cette vénalité dont l'esprit public est si justement préoccupé de nos jours. Vendre une charge, c'est vendre le droit d'exploiter une profession , droit nécessairement incorporel.
Source : Gallica

Pétition adressée par la boulangerie d'Agen… (1842)

Aujourd'hui, c'est le tour de la Boulangerie de la ville d'Agen d'élever la voix.
Que demande-t-elle pour remédier à ses maux? L'indépendance des autres professions? Non; ce bénéfice immense, elle le sent, ne peut lui être accordé. Mais une protection sérieuse, efficace; elle la réclame ave la plus grande instance.
C'est ainsi, en première ligne, qu'elle supplie le Gouvernement d'édicter pour elle une loi ou une ordonnance unique, qui codifie tous les réglements partiels et antérieurs. Pour lui refuser le bienfait de l'unité il n'y a point de prétexte
Source : Gallica

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