Louis Halphen

Résumé

Louis Halphen,  Revue de France

“ Malgré les cris de détresse poussés par le pape, Charles, — le futur Charlemagne, — qui avait en 768 succédé à son père, se refusait à croire à la trahison lombarde. Devenu en 770 le gendre de Didier, il n’était pas loin de penser que les torts, en tout cas, étaient plutôt du côté d’Hadrien. Quand il finit par s’émouvoir des plaintes de plus en plus précises formulées par ce dernier, une partie des troupes lombardes était sous les murs de Ravenne, une autre approchait de Rome. ”
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Louis Halphen,  Revue de France

“ Il constate, lui aussi, l’inconvénient d’un État pontifical compact, barrant la route des grands-duchés du centre et du sud et, sans vouloir revenir sur ce qui a été formellement promis, il se montre peu enclin à consentir de nouveaux sacrifices et à étendre les limites primitives du domaine de saint Pierre.
Il a d’autant plus lieu de se méfier que le pape est insatiable : il n’est pas une province sur le pourtour de ses États, où, à l’entendre, il n’ait des titres à faire valoir. Tout au début, il ne s’était agi que de protéger Rome et les abords de Rome
”
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Louis Halphen,  Revue de France

“ Une route militaire, défendue par une longue suite de postes fortifiés, et qui traversait l’Ombrie du nord au sud presque en droite ligne de Gubbio à Orte par Pérouse, soudait ces deux groupes de provinces et assurait les communications entre les deux capitales de Ravenne et de Rome : l’une, devenue la capitale politique lorsqu’en 404 l’empereur d’Occident y avait transporté sa cour, et où résidait le gouverneur ou « exarque » d’Italie (de là le nom d’ « Exarchat » donné au duché de Ravenne) ”
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