Résumé

Notice historique sur la mort du général Duphot… (1849)

Joseph Bonaparte s'était bien aperçu de toutes ces menées, mais, fidèle à son caractère de conciliateur, il avait feint jusqu'alors 1849
d'être pris pour dupe et s'était tenu sur la réserve. L'arrivée du général Provera à Rome força le ministre français à rompre enfin le silence. Il s'adressa directement au pape en lui demandant une explication franche et positive de son procédé. Le renvoi du général Provera fut la condition qu'exigea Joseph Bonaparte pour ne point appeler sur ce qui s'était passé à Rome l'attention trop sévère du gouvernement français.
Source : Gallica

Notice historique sur la mort du général Duphot… (1849)

Parmi les domestiques de l'ambassadeur, trois étaient absents et deux autres étaient grièvement blessés; des armes furent distribuées à ceux qui restaient. Tandis que Joseph Bonaparte calculait en lui-même les moyens de sortir de cette crise épouvantable, un sentiment d'orgueil national dictait aux officiers français le projet d'aller enlever le corps du général Duphot, resté au pouvoir de ses assassins. Réunis à quelques serviteurs, ils réussirent dans leur entreprise; ils trouvèrent le corps de Duphot entièrement nu, criblé de balles, decoups de baïonnette, et couvert de pierres.
Source : Gallica

Notice historique sur la mort du général Duphot… (1849)

Cependant, avant de demander ses passeports, Joseph Bonaparte écrivit au cardinal secrétaire d'état, Doria Pamphili, pour l'informer des attentats commis envers la nation française, et l'invita à se rendre au palais de l'ambassade. Vers les huit heures du soir, une voiture s'arrête devant la porte de l'ambassadeur; celuici pense que le secrétaire d'état se rend à son invitation. Vain espoir ! sa missive demeurait sans réponse. C'est le ministre d'un prince allié de la République française, l'envoyé du grand-duc de Toscane, Angiolani, ami particulier de Joseph, qui se présente.
Source : Gallica

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