Frédéric Braesch

Élements biographiques

Frédéric Braesch 1789 : l'année cruciale (1941)

« Je n'ai point entendu substituer à la Nation une Cour (3) dont les membres tiendraient de moi leurs pouvoirs et leurs fonctions. Nulle Cour ne peut représenter la Nation, qui ne peut l'être que par les Etats-généraux. Je ne dois pas tolérer qu'aucun corps particulier usurpe mes droits et les siens » (4) .
Voilà un langage bien différent de celui que pouvaient tenir, à la même époque, les despotes les plus « éclairés » de l'Europe ! Ce n'est rien moins, en effet, que la reconnaissance de l' égalité des droits de la Couronne et de la Nation, comme en Angleterre.
Source : Gallica

Frédéric Braesch 1789 : l'année cruciale (1941)

Préparée par la carence du Roi, la Révolution violente est sortie de la manière d'agir des Constituants. Or les Cahiers de 1789 étaient modérés et voulaient l'adaptation de ce qui existait aux idées nouvelles, et non un subit et radical changement comme celui que la Constituante a donné à ses électeurs. En prétendant faire le bonheur de ces derniers à sa manière, et non de la façon qu'ils l'avaient conçu, l'Assemblée nationale devait fatalement amener, un jour, des protestations, puis des résistances. La guerre civile viendra de ce qu'elle a légiféré en autocrate à rebours.
Source : Gallica

Frédéric Braesch 1789 : l'année cruciale (1941)

Il est plus sage de marcher résolument vers cette lumière lointaine dont l'éclat ira chaque jour en grandissant, sans la démasquer brutalement tout d'un coup, pour la mettre, l'instant d'après, en partie sous le boisseau.
C'est, en effet, cette « politique du voile » (1) , cette méthode de phare à éclipses suivie par la Constituante, qui a causé tout le mal. Son danger a bien été aperçu et dénoncé, à l'époque même, par beaucoup de bons esprits — et pas seulement par des défenseurs intéressés de l'ancien régime, par des partisans attitrés du trône et de l'autel.
Source : Gallica

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