Guillaume-Jules Mermilliod,  Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod… (1830)

“ Que répondre à un citoyen , lorsque, contrarié par une procession de reliques dans ses projets ou ses devoirs, il vous dira avec impatience : « De quel droit me fait-on assister malgré moi à des rites qui répugnent à ma foi ou blessent ma raison ? Que dans son temple le prêtre règle toute chose à sa guise, rien de mieux ! Si j'y entre par un acte de mon libre arbitre, je dois me soumettre à tout ce qui s'y pratique, car un culte est là chez lui. Ailleurs il me gêne et m'opprime s'il n'est pas le mien; et s'il l'est, il gène et opprime les autres : dans les deux cas c'est un mal. » ”
Source : Gallica

Guillaume-Jules Mermilliod,  Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod… (1830)

“ Aujourd'hui les convictions sont mortes ou sommeillent; une déplorable indifférence religieuse tend à dominer la société. De ces millions d'hommes que vous classez dans les rangs du catholicisme, combien peu pourraient se dire vraiment catholiques! Combien, au contraire, par leur abstention de toute pratique religieuse, n'appartiennent effectivement à aucun culte! Combien encore, par les défiances et la crainte que leur inspirent les doctrines qu'on substitue au véritable esprit du christianisme, s'élèvent par raison et patriotisme contre une religion ainsi formulée ! ”
Source : Gallica

Guillaume-Jules Mermilliod,  Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod devant la Cour d'assises de la Seine… (1831)

“ Laissez la religion se défendre elle-même, et se soutenir seule en s'épurant ; lorsque le trône s'appuyait sur le droit divin, lorsque les doctrines du catholicisme ultramontain étaient la base du pouvoir royal, alors ce pouvoir avait intérêt de maintenir intacts ses étais, et de les préserver de toute atteinte, car la ruine des uns devait être la ruine de l'autre. ”
Source : Gallica

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