Résumé

Guillaume-Jules Mermilliod Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod devant la Cour d'assises de la Seine… (1831)

Liberté de querelles religieuses ! liberté des armes de la critique, à charge de revanche ! le public seul juge du camp ! Voilà ce que tous les bons esprits demandent, ce que vous consacrerez, Messieurs.
Ceci posé, me faut-il encore revenir sur un point de fait que le ministère public a contredit avec insistance ? J'avais cité un passage des ouvrages incriminés, pour prouver que le sieur Feutré n'avait attaqué que les abus du culte, en professant un respect sincère pour le fond de la religion.
Source : Gallica

Guillaume-Jules Mermilliod Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod devant la Cour d'assises de la Seine… (1831)

Sur quoi donc repose l'accusation, car en vérité , je ne guis faire à l'auteur de la poursuite l'injure de l'attribuer à un tel motif? Le voici : « à l'abri de votre titre, nous dit-on, vous avez outragé, tourné en dérision la religion catholique, religion de la majorité des Français, et l'un des cultes légalement reconnus ; vous avez de plus cherché à troubler la paix publique en excitant la haine et le mépris contre une classe de personnes (le clergé catholique) .;» Tels sont donc les deux chefs de prévention sous lesquels nous sommes traduits devant vous.
Source : Gallica

Guillaume-Jules Mermilliod Plaidoirie et réplique de Me Mermilliod devant la Cour d'assises de la Seine… (1831)

Laissez la religion se défendre elle-même, et se soutenir seule en s'épurant ; lorsque le trône s'appuyait sur le droit divin, lorsque les doctrines du catholicisme ultramontain étaient la base du pouvoir royal, alors ce pouvoir avait intérêt de maintenir intacts ses étais, et de les préserver de toute atteinte, car la ruine des uns devait être la ruine de l'autre.
Source : Gallica

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