René Lote

Élements biographiques

René Lote,  L'hygiène du bonheur (1934)

“ Il ne s'agit pas de se « vautrer », mais simplement de savoir se rendre heureux. Je ne veux pas dire : tout accepter, admettre d'un cœur léger toutes les infortunes, remercier les injustices du sort, se résigner au succès des canailles, des faiseurs, ou des sots. Savoir se dire seulement : j'ai fait ce que j'ai pu, restons digne et continuons à faire pour le mieux. Ne pas s'abandonner soi-même : c'est de l'énergie, et c'est la condition du bonheur... Il y en a, de cette énergie vitale,
jusque sous l'apparente indolence de Gœthe, sous sa prudence ondoyante de majestueux et faible Olympien.
”
Source : Gallica

René Lote,  Le génie à l'école de la douleur (1932)

“ De fait, certains génies, en art et même en science, ont étonné leur temps par une précocité merveilleuse : on cite un Raphaël, un Pascal physicien, un Mozart. Ici l'apprentissage scolaire semble n'avoir servi qu'à l'épanouissement des qualités natives. Mais sont-ils vraiment les grands créateurs, au même titre qu'un Rembrandt, qu'un Galilée, qu'un Beethoven — qui ont transfiguré la technique elle-même, et jusqu'aux principes généraux de la Science ou de l'Art — au prix d'une longue expérience en face de la Nature, et d'une lutte souvent douloureuse avec les préjugés de leur milieu? ”
Source : Gallica

René Lote,  L'hygiène du bonheur (1934)

“ L'art du bonheur, quelle virtuosité d'élégance! — pas pour « épater » les autres, mais pour garder l'équilibre de son « for intérieur ». Ici, pas de supercherie possible : on ne se joue guère à soi-même la comédie du bonheur.
Oui, le bonheur est chose quotidienne, qui, comme la santé, se surveille, de crainte des accidents et des mauvaises rencontres. C'est un régime, une hygiène, il y faut de la fermeté et de la souplesse, un certain sens de l'à-propos.
”
Source : Gallica

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