René Lote, L'hygiène du bonheur (1934)
“ Il ne s'agit pas de se « vautrer », mais simplement de savoir se rendre heureux. Je ne veux pas dire : tout accepter, admettre d'un cœur léger toutes les infortunes, remercier les injustices du sort, se résigner au succès des canailles, des faiseurs, ou des sots. Savoir se dire seulement : j'ai fait ce que j'ai pu, restons digne et continuons à faire pour le mieux. Ne pas s'abandonner soi-même : c'est de l'énergie, et c'est la condition du bonheur... Il y en a, de cette énergie vitale, jusque sous l'apparente indolence de Gœthe, sous sa prudence ondoyante de majestueux et faible Olympien. ”
