Résumé

René Lote Bilan des impérialismes : synthèse historique (1940)

Si l'Impérialisme anglais a été longtemps servi par ce flegme tenace d'une intelligence un peu lente, inversement l'Italie émiettée ou sporadique du Moyen-Age et de la Renaissance fut sans doute desservie par les facilités capricieuses de son intellectualité brillante, peu capable de se fixer politiquement. Civilisation individualiste, ce qui ferait honneur à la valeur personnelle de ces condottiere de la politique ou de l'esprit, mais où l'individu exalté n'aspire qu'à s'ériger en tyranneau local.
Source : Gallica

René Lote Bilan des impérialismes : synthèse historique (1940)

L'Allemagne du Saint-Empire a connu, comme la royauté française, des alternances de triomphe et de dépression (d'une part les Othons, Barberousse, Rodolphe de Habsbourg, Maximilien et Charles-Quint, Léopold, en Prusse Frédéric II; de l'autre, Canossa, le grand Interrègne, les Guerres de religion, la Guerre de 30 ans) : plutôt fluctuations de succès et de revers, où l'équilibre politique a pu être troublé longuement, mais sans que l'équilibre social fût vraiment détruit comme chez nous lors de la Révolution française.
Source : Gallica

René Lote Bilan des impérialismes : synthèse historique (1940)

Rome, après une période royale, une apogée républicaine (à travers maint péril, dont les guerres puniques) , une phase dictatoriale (Sylla, César) , et un immense épanouissement impérial à dynasties multiples (les Césars, les Flaviens, les Antonins, Dioclétien, Constantin) , s'est effondrée sous les invasions barbares, et n'a eu pour successeurs lointains — et étrangers — que Byzance, l'Empire de Charlemagne, le Saint-Empire, Napoléon, et ne s'est un peu réveillée sur le sol latin qu'avec le royaume d'Italie et le Fascisme — chez un peuple renouvelé et très complexe.
Source : Gallica

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