Résumé

A. Geffroy Une autobiographie de Guichardin

Pourtant il y a quelques-uns des principaux aspects de cette époque qu’une vie telle que celle de Guichardin, homme d’état, administrateur, historien, moraliste, semble reproduire et permet d’observer sous des formes particulières et concrètes. Nous y découvrirons des traits originaux et permanens du génie italien, hérités du génie antique, et non disparus de nos jours. Comme les anciens Romains, les Italiens du XVIe siècle ont eu plus d’intelligence que de foi enthousiaste ou idéale, plus d’esprit pratique que de hautes pensées, plus de froide raison que de générosité de cœur.
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A. Geffroy Une autobiographie de Guichardin

Guichardin n’avait aucune excuse et ne pouvait se faire aucune illusion quand il se donnait définitivement, comme il le fit après la mort du pape Clément VII, en janvier 1535, au service des nouveaux Médicis. Ce fut une odieuse et flétrissante tyrannie que celle des ducs Alexandre et Côme. Alexandre, âgé de vingt-deux ans, ne voulut aucun frein à ses viles débauches ; il prenait à tâche d’insulter et, s’il pouvait, de déshonorer ceux-là surtout qui avaient mérité l’estime publique en luttant pour la cause de l’indépendance.
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A. Geffroy Une autobiographie de Guichardin

Guichardin lui-même faisait jouer les pièces de Machiavel à Ravenne par des acteurs florentins, et lui demandait par lettres l’explication de mots du terroir que, depuis quelques années absent de Florence, il ne comprenait déjà plus. — On n’en devait pas moins lutter pied à pied contre ces honteux désordres, qui corrompaient la nation. Guichardin s’acquitta de ce pressant devoir en administrateur habile et en justicier sévère. Trop souvent désarmé par l’absence de toute ferme institution, il recourait, quand il pouvait frapper, à des mesures d’autant plus rigoureuses.
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