Drame musical

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche,  Revue des Deux Mondes

“ Si le drame musical ne relève directement ni de la poésie ni de la symphonie, s’il se condamne à la médiocrité dans le premier cas ; si, dans le second, il n’est que l’image effacée d’une figure plus splendide et plus complète, que doit-il donc se proposer ? Sans nul doute, la passion est de son domaine, puisque la passion est l’élément primitif du drame. Toute la difficulté se réduit à savoir comment, à quel moment la passion peut se traduire sous la forme musicale.
À mon avis, la musique doit prendre la passion de première main, c’est-à-dire à son origine.
”
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï,  Qu’est-ce que l’art ? (1898)

“ Ce qu’il rêvait de substituer à l’opéra, ce n’était pas la tragédie accompagnée de musique, mais un drame musical, un drame où tous les autres arts auraient précisément été « subordonnés » à la musique, pour permettre à celle-ci d’exprimer ce qu’elle seule est capable d’exprimer, les sentiments les plus profonds, les plus généraux, les plus humains de l’âme humaine. ”
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Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ La sonorité ou la mélodie était devenue la première loi de la prose et des vers et l’on fabriquait des périodes qui sonnaient en musique... La parole n’était plus une idée, mais un son et, plutôt que de gâter les sons, on récitait les paroles à contre-sens... Quand le drame est devenu insipide et que la parole a perdu toute efficace, on cherche l’intérêt dans la musique et tout le drame est chanté... L’antique littérature n’étant plus qu’une forme chantable et musicable, cantabile e nmsicabile, a pour dernière expression le drame musical, où elle n’est plus une fin, mais un moyen. ”
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