M. Ferrari

Élements biographiques

M. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ La pensée détruite, les peuples n’ont plus d’histoire, l’histoire n’a plus de vie, la vie n’a plus de sens, l’attrait du combat s’évanouit comme celui du triomphe. A quoi donc s’appliquera l’attraction de Fourier ? à la culture des melons, des cerises, des fraises, des navets, au jeu bizarre de toutes les facultés, réduites, par l’industrie, à une fougue animale très joyeuse et profondément burlesque.
La magie de Fourier, qui réclame tous les biens matériels, suppose, invoque, appelle aussi tous les prodiges de l’intelligence. Mais où prend-il le génie ?
”
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M. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ Défendez-vous à la réflexion d’intervenir dans la recherche du bonheur, c’est détruire toute la civilisation. Pourquoi alors admettre l’industrie du moyen-âge ou celle de l’Amérique ? L’infini est là comme partout, comme dans toutes nos pensées. Prétendez-vous séparer la terre du ciel et absorber en Dieu toutes les espérances qui dépassent la réalité ? Il faut une forme positive à la pensée comme à l’amour, et cet absolu vide, négatif, cette grandeur sans mesure, en un mot le dieu que conçoit M. Rosmini, n’inspire aucun désir et ne peut pas même se concevoir. ”
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M. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ L’homme seul est malheureux ; donc la civilisation intervertit le nombre qui doit le gouverner. Qu’on l’arrache à la civilisation et qu’on le replace dans le nombre de l’harmonie universelle. Alors l’ordre qui domine le mouvement physique, le mouvement organique, le mouvement animal, éclatera dans l’humanité, c’est-à-dire dans le mouvement passionnel ; la nature organisera elle-même l’association, partout l’industrie de l’homme se trouvera identifiée avec le bonheur et infaillible comme l’instinct. Fourier oublie complètement que le rhythme du plaisir est aussi le rhythme de la douleur. ”
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