Antoine de La Mazelière

Résumé

Antoine de La Mazelière Quelques notes sur l'histoire de Chine (1901)

Confucius disait l'homme bon et la vie heureuse; le Bouddha enseigne que c'est un crime de vivre et la seule douleur. Confucius ordonnait de fonder une famille et de servir l'Etat ; la loi du Bouddha commande de quitter ses charges, de fuir sa femme et ses enfants : toute fonction est une chaîne, tout amour une souillure; pour montrer la vanité de tous les biens, on brûlera les corps; pendant plusieurs siècles, les Chinois renonceront à leur coutume sacrée d'ensevelir les morts. De l'autre vie Confucius ne voulait rien savoir, mais le Bouddhisme connaît des enfers et des paradis.
Source : Gallica

Antoine de La Mazelière Quelques notes sur l'histoire de Chine (1901)

Une cause étrangère hâte la ruine de l'empire, sa lutte contre la civilisation européenne, dont les principes lui sont odieux.
L'Europe professe une morale commune à tous les peuples; mais la Chine professe sa morale propre; pour elle les autres peuples sont des barbares. L'Europe reconnaît l'égalité de tous les hommes et les droits de l'individu, même quand ces droits s'opposent à ceux de l'État ; la Chine reste fidèle au régime patriarcal. L'Europe admet l'idée du progrès ; au Chinois, cette idée semble sacrilège.
Source : Gallica

Antoine de La Mazelière Quelques notes sur l'histoire de Chine (1901)

Telle fut l'histoire du peuple chinois dans cette période demi-légendaire où il prend conscience de ses idées, de ses besoins et de son caractère. Des pasteurs descendus dans la vallée de la Rivière Jaune s'efforcent d'établir un gouvernement régulier sous la forme du régime patriarcal. Mais une dynastie tartare les soumet et transforme la Chine en État militaire : le mélange des deux civilisations produit la féodalité, qui, dans une grande plaine d'alluvion et chez un peuple d'agriculteurs, tombe bientôt en décadence.
Source : Gallica

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