Émile Montégut, La Poésie d’une vieille Civilisation
“ Ils aiment les couleurs tendres et fines, les tons pâles, doux, mélancoliques, et la nature qu’ils peignent est toujours une nature grêle et légèrement maladive, ou délicate et svelte. Ils ont une préférence marquée pour deux saisons, le printemps et l’automne : presque jamais ils ne tracent de peintures de l’été; il y a là trop d’opulence, trop d’ardeurs, trop de vie expansive et joyeuse, trop de couleurs voyantes pour leur pinceau ami du raffinement et leur imagination amie d’une douce tristesse. Le printemps et l’automne leur conviennent mieux. ”
