Guy de Bremond d'Ars

Résumé

Guy de Bremond d'Ars Revue des Deux Mondes

Après que l’esprit des meilleurs parmi les Gaulois eut enfanté, sous le souffle des anciens, les œuvres qui font l’orgueil littéraire de la France, la France par gratitude reconnut à cet esprit le nom d’esprit français : esprit de clarté, d’ordre, de raison, de goût parfait, de noblesse, en lequel se reconnaît l’esprit gaulois, mais l’esprit gaulois sorti de l’enfance, armé pour la pensée par le haut enseignement qu’il lui fallait, magnifique de virilité puissante et contenue, battant son plein.
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Guy de Bremond d'Ars Revue des Deux Mondes

ETIENNE PASQUIER. S’il est vrai que la gloire des bonnes lettres soit d’accroître l’humanité des hommes en enrichissant leur âme, il doit paraître intéressant d’étudier les écrivains de la renaissance : en aucun temps, croyons-nous, les lettres n’ont fait au monde des dons plus magnifiques et plus rapides; comparer l’honnête homme du siècle de Louis XIV au Gaulois du commencement du XVIe siècle, c’est mesurer le progrès que la renaissance a fait faire à la pensée française.
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Guy de Bremond d'Ars Revue des Deux Mondes

Les Lettres qu’Etienne Pasquier écrivit, à la manière de Cicéron et de Pline, sur la politique, sur l’histoire, sur la littérature, sur sa vie domestique, sont, après les Recherches de la France, son œuvre capitale. Elles forment un volumineux recueil, où paraissent à chaque page et mieux que nulle part ailleurs les deux faces de son caractère, mi-partie gaulois, mi-partie romain. D’un bout à l’autre, elles débordent de patriotisme, quel que soit le sujet traité. Comme il se plaît à parler et reparler de « notre France ! »
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