Don Rodrigo de Vivero y Velasco

Résumé

Don Rodrigo de Vivero y Velasco Revue des Deux Mondes

Les seigneurs au Japon tiennent un grand état de représentation en officiers et domestiques. Ils ne sortent jamais qu’accompagnés d’une suite nombreuse. Ils reçoivent de leurs inférieurs les mêmes hommages et les mêmes respects qu’ils rendent eux-mêmes à l’empereur.
L’orgueil, l’arrogance, et une fermeté de caractère qui tient presque de la férocité, sont les traits distinctifs des Japonais de toutes les classes. La lâcheté leur est inconnue. Lorsque quelqu’un d’entre eux est condamné à mort, il ne souffre pas que le bourreau touche sa personne.
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Don Rodrigo de Vivero y Velasco Revue des Deux Mondes

S’il faut en croire les chroniques japonaises, cet empire, extrêmement ancien, était divisé en plusieurs principautés, et fut réuni sous un seul monarque, six cent soixante-trois ans avant Jésus-Christ ; et, ce qui est unique, parmi toutes les nations du monde, c’est le descendant en ligne directe de ce premier fondateur, qui est encore aujourd’hui Dayri ou empereur ecclésiastique du Japon. Les Japonais ont été isolés du reste du monde, excepté de la Chine, dont ils ont emprunté leurs lois, leur religion, et presque tous leurs usages, jusqu’à une époque qui ne remonte pas au-delà d’un siècle.
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Don Rodrigo de Vivero y Velasco Revue des Deux Mondes

Il ne faudrait cependant pas assimiler D. Rodrigo à un voyageur ignorant et crédule ; il est loin de se laisser entraîner à une admiration irréfléchie. Le langage plein de dignité qu’il adressa au premier ministre pour s’affranchir d’un cérémonial avilissant, et la manière énergique avec laquelle il insista sur l’expulsion des Hollandais, montrent assez que, même après son naufrage et son infortune, le brave gouverneur-général des îles Philippines n’oublia jamais qu’il était le représentant du roi d’Espagne.
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