Louis-Alexandre Foucher de Careil

Élements biographiques

Portrait de Louis-Alexandre Foucher de Careil Louis-Alexandre Foucher de Careil Descartes, la princesse Élisabeth et la reine Christine… (1879)

Elisabeth trouvait enfin un commencement de réponse à la question si souvent posée par elle : « Qu'est-ce que l'homme, » non pas cet homme qui se bouche les oreilles pour ne rien entendre, qui se ferme les yeux pour ne rien voir, mais l'homme avec ses passions et ses actions, avec sa nature entière, joie et tristesse, amour et haine, bien et mal tout ensemble? Elle aimait à le suivre dans ce monde si nouveau pour elle, à étudier ses pénétrantes analyses. La partie morale du livre lui parut admirable : ce qu'elle comprenait moins, c'était sa physique des passions.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Alexandre Foucher de Careil Louis-Alexandre Foucher de Careil De la Centralisation politique… (1865)

Le monde moral, sur lequel repose le monde politique, est lui-même fondé sur trois grandes idées : l'idée de Dieu, l'idée de l'âme humaine et l'idée de la société.
Voyons ce qu'étaient devenues ces trois grandes idées sous le règne de la centralisation politique la plus exagérée que le monde ait vue.
L'idée de Dieu! Messieurs, cette idée que le siècle avait reçue, pour ainsi dire, toute vive et comme la marque de l'ouvrier sur son ouvrage, des mains de Descartes, qu'était-elle devenue dans les mains de Louis XIV ?
Source : Gallica

Portrait de Louis-Alexandre Foucher de Careil Louis-Alexandre Foucher de Careil La Liberté des haras et la crise chevaline en 1864… (1864)

La science transforme, elle ne révolutionne pas. Si la nature aveugle opère par sélection instinctive, est-ce trop de demander à l'homme raisonnable, au producteur et à l'éleveur d'opérer par sélection rationnelle, de chercher, comme la nature, la perfection sans violence, d'innover avec prudence et de se soucier de la race au moins autant que des individus?
Mais, qui le croirait? la culture est encore plus exposée que la nature à de brusques secousses, et la conservation des races ou variétés créées par l'industrie humaine est bien plus difficile que celle de l'espèce.
Source : Gallica

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