Résumé

Pierre Jouhaud Paris dans le dix-neuvième siècle ou Réflexions d'un observateur sur les nouvelles institutions… (1810)

Ce n'est pas là qu'il peut déployer toute l'étendue de ses moyens, cet acteur incomparable dont le nom retentit dans toutes nos provinces, dont le jeu enthousiasme tous les Parisiens, ce Brunet si vanté et si digne de sa haute réputation.
Jamais, il faut en convenir, la sottise n'eut un interprète plus fidèle. Cet acteur reçut du ciel une tournure, une physionomie qui annoncent sa vocation ; et que l'on n'aille pas croire que ce soit a l'art qu'il doive la perfection de son jeu ; l'art apprendrait-il à assaisonner une bêtise de tant de grâce ?
Source : Gallica

Pierre Jouhaud Paris dans le dix-neuvième siècle ou Réflexions d'un observateur sur les nouvelles institutions… (1810)

Nous prodiguons aussi les marques de notre admiration à ces comédies romanesques où l'intérêt repose non sur une représentation fidèle de la nature, mais sur des sentimens exagérés, sur des caractères faux et dont la société n'offre aucun modèle. Quel amour de l'art et de la vérité ne faut-il pas avoir pour s'obstiner à étudier attentivement les hommes, à observer les nuances délicates qui les distinguent, et à leur présenter des portraits naturels, lorsqu'ils s'obstinent à leur préférer de légères esquisses, productions informes du mauvais goût ?
Source : Gallica

Pierre Jouhaud Paris dans le dix-neuvième siècle ou Réflexions d'un observateur sur les nouvelles institutions… (1810)

QUOIQUE les Parisiens soient de bons catholiques, et que le miracle de Jérusalem les ait encore raffermis dans leur sainte croyance, on est forcé de convenir que la mode est cependant la divinité dont le culte est le plus respecté. Elle règne sur tous ses sujets en souveraine despotique, et nul ne peut enfreindre ses lois sans qu'elle ne le livre sur-le-champ au ridicule, son ministre vengeur, qui sait en faire une prompte justice. Moderne Protée, elle se renouvelle sous mille formes différentes; chaque jour elle a cessé d'exister, et cependant elle ne meurt jamais.
Source : Gallica

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