Niccolò Piccini

Définition et enjeux

duchesse d' Laure Junot Abrantès Histoire des salons de Paris (Tome 1…

Tout le monde s'inclina. Piccini fut confondu... et l'abbé Delille, devant qui La Harpe me racontait l'histoire, lui rappela que Piccini eut un moment les larmes aux yeux. L'abbé Arnaud, grand prôneur de Gluck, et que, pour cette raison, Piccini détestait avec toute la cordialité napolitaine, se mit de la partie, et comprenant la malice de Marmontel, qui ne voulait qu'inquiéter Piccini, il enchérit sur ce qui était déjà fait, et parlant encore des dilettanti dont il était l'oracle dans le Journal de Paris, il effraya Piccini de toute la lourde solennité de sa critique.
Source : Gutenberg

A.-V. Arnault Souvenirs d'un sexagénaire, Tome III

Ruiné par la révolution française, qui ne lui avait laissé que sa haute renommée, Piccini était venu chercher à Naples, dans sa patrie, un refuge contre la misère. Sa position n'était pas heureuse. Pendant sa longue absence de nouveaux talens s'étaient développés en Italie. La vogue avait passé à Paësiello et à Cimarosa, et les faveurs de la cour comme celles du public se reportaient sur eux. Rien d'ingrat comme les amis du plaisir. Dès que, par une cause quelconque, on cesse de leur plaire, ils oublient qu'on leur a plu.
Source : Gutenberg

P. Scudo Revue musicale - 1er avril 1858

« Avec quelques accords, monsieur Piccinni, on pourrait souder le récitatif au morceau qui va suivre immédiatement. » Piccini, qui était la douceur même, regarda fixement l’amateur, posa un seul accord qui suffisait pour opérer convenablement la transition, et lui dit avec malice : « Ce qu’il y a de plus difficile dans les arts, monsieur, ce n’est pas de savoir tout ce qu’on peut y mettre, mais ce qu’il ne faut pas y mettre. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature