Amélie Lenormant,
Coppet et Weimar. Madame de Staël et la grande-duchesse Louise
(1862)
“ Le temps , en mûrissant cette grande âme , la dégageait peu à peu des ardeurs terrestres . Ce n' était plus le bruit , le succès , la gloire seulement qu' elle ambitionnait ; Mme de Staël donnait désormais à son talent , elle voulait à toutes les œuvres littéraires un but plus haut , le perfectionnement de soi et des autres . Le malheur lui avait beaucoup appris ; mais jamais , même au milieu des enivrements de la jeunesse , elle n' avait cherché un abri dans des théories corruptrices . Elle savait aimer , honorer la vertu , et en inspirer l' enthousiasme à tout ce qui l' entourait . ”

