Charles-Jacob Marchal

Résumé

Charles-Jacob Marchal Du prétendu vitalisme de Bichat (1860)

Bichat dit encore : « Le chaos n'était que la matière sans propriétés : pour créer l'univers, Dieu la doua de gravité, d'élasticité, d'affinité, etc., et, de plus, une portion eut en partage la sensibilité et la contractilité. »
La matière organique est clouée de sensibilité et de contractilité comme la matière brute est douée d'élasticité, etc., et bien évidemment, dans la pensée de Bichat, la sensibilité et la contractilité ne sont pas plus distinctes et indépendantes de la matière organique que l'élasticité n'est distincte et indépendante de la matière.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal Du prétendu vitalisme de Bichat (1860)

Plus souvent qu'on ne croit, en matière de science et surtout de médecine, la prépondérance est une question de géographie.
La vraie question n'est pas entre l'organicisme et le vitalisme; elle est, dans l'organicisme même, entre le petit et le grand organicisme, entre la topo-iatrie et l'holopathisme ; entre la doctrine qui, dans la considération des maladies, fait prédominer la notion particulière de siège ou de lésion et la doctrine qui fait prédominer la notion générale de nature, de diathèse ou d'holopathie.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal Du prétendu vitalisme de Bichat (1860)

On peut cependant l'expliquer et même le justifier; car s'il est vrai que les faits médicaux, considérés en eux-mêmes, ne sont pas autre chose que des faits matériels, il ne l'est pas moins qu'ils n'ont de signification et de valeur que par le travail de la raison. Or, l'école de Bichat constate et ne raisonne pas ; elle ne s'élève pas du visible à l'invisible, de la lésion, effet, à la maladie, cause, et, quoiqu'elle procède d'un puissant généralisateur, elle néglige le général pour le particulier.
Source : Gallica

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