Résumé

Charles-Jacob Marchal De l'autonomie ou indépendance de la médecine… (1860)

Nous avons préféré nous placer à un autre point de vue et prouver que la médecine est une science en démontrant l'autonomie, ou, comme dit M. Trousseau, la spécificité des faits les plus généraux qu'elle embrasse.
Non seulement la médecine est une science, mais elle est deux sciences, et elle est aussi deux arts.
De même que la pathologie est la science des faits morbides, la matière médicale est la science des médicaments, et de même que le diagnostic est l'art de connaître et
de distinguer les faits morbides, la thérapeutique est l'art d'appliquer les médicaments.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal De l'autonomie ou indépendance de la médecine… (1860)

Si le premier besoin de l'homme est de vivre, et de vivre dans la plénitude de ses facultés physiques et morales, la médecine, qui est d'ailleurs d'institution naturelle, puisqu'on en trouve des rudiments parmi les animaux, la médecine est non seulement une science, mais, par son but, la première des sciences, lorsque surtout de la considération de l'individu elle s'élève à la considération de la lignée, de la race et de l'espèce, étudiée sous toutes les latitudes, car cette grande pathologie du genre humain et la géographie médicale sont correspondantes et inséparables.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal De l'autonomie ou indépendance de la médecine… (1860)

La médecine, disent MM. Littré et Robin, est un art, c'est-à-dire l'emploi déterminé de certaines connaissances pour obtenir non pas une vérité scientifique, mais un résultat pratique. Elle repose sur un ensemble de notions spéculatives qu'on nomme pathologie, comprenant l'anatomie morbide et les maladies. A son tour, la pathologie dépend de la biologie : la lésion anatomique et la maladie n'étant jamais qu'un trouble de la texture ou des propriétés normales.
Source : Gallica

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