Constant Saucerotte

Résumé

Constant Saucerotte Pinel et son époque (1855)

D'ailleurs, pour croire avec Pinel, ou pour répéter sur la foi de ses apologistes que l'application de l'analyse à la médecine date de la fin du XVIIIe siècle, il fallait avoir oublié qu'on ne peut observer sans le secours de l'analyse, point de départ de toute méthode expérimentale : que c'est là un procédé aussi vieux que l'esprit humain, et dont on trouve l'application chez les grands observateurs de tous les temps, à commencer par Hippocrate, et à finir par les contemporains de Pinel lui-même (1) .
Source : Gallica

Constant Saucerotte Pinel et son époque (1855)

Enfin, en inscrivant dans ses dernières éditions à côté de ses pyrexies essentielles, la fièvre entéro-mésentérique de Petit et Serres, qui bouleversait sa classification : en s'efforçant de démontrer que cette affection (qui n'est autre, comme on le sait, que la fièvre typhoïde) ne représentait aucun des états qu'il avait décrits comme des fièvres, Pinel prouva en réalité sur quelle base fragile, sur quels arrangements artificiels reposait sa pyrétologie composée avec des variétés symptomatiques empruntées à cette même maladie.
Source : Gallica

Constant Saucerotte Pinel et son époque (1855)

Toutefois, l'œuvre de Pinel occupe une trop grande place dans l'histoire pendant les vingt premières années de ce siècle pour que je passe ici sous silence ces cinq grandes classes qui furent, suivant l'expression de M. Bouillaud, comme le Pentateuque médical de l'époque, à savoir : les phlegmasies, les hémorragies, les névroses, les fièvres et les lésions organiques (1) .
La plus nouvelle et la plus considérable de ces classes était celle des phlegmasies où était établi sur l'analyse des tissus malades le principe important, et alors trop négligé de la localisation.
Source : Gallica

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