Résumé

Labourey Aperçu philosophique sur la médecine synthétique… (1846)

Or, s'il est vrai que Dieu, l'unité des unités, ait imprimé à l'œuvre de ses mains le cachet de sa propre unité ; si, comme l'a dit Mallebranche, l'univers n'est qu'une pensée de l'intelligence divine, et que cette pensée se révèle à nous par l'unité, n'est-il pas évident que le corps humain, la plus belle partie de la création, doit porter lui aussi l'empreinte de l'unité, et soit qu'on le considère sous le raport synthétique, soit qu'on l'examine analytiquement, être régi par une seule et même loi ?
Source : Gallica

Labourey Aperçu philosophique sur la médecine synthétique… (1846)

Il en serait ainsi sans doute, s'il n'était démontré que toute opération analytique de la pensée humaine suppose nécessairement une hypothèse préalable, une idée générale, objet de la décomposition de l'analyse. Comment réduire à ses éléments ce dont nous n'avons pas préalablement une idée générale ? Comment s'assurer d'avoir saisi tous les anneaux d'une chaîne d'observations analytiques ? Il en est de l'œil de l'esprit comme de l'œil du corps : capable de voir les ensembles, les masses, il ne l'est pas toujours de distinguer les détails.
Source : Gallica

Labourey Aperçu philosophique sur la médecine synthétique… (1846)

Mais s'il en est ainsi, qui ne conçoit sans peine que la méthode synthétique qui vient de l'unité et aboutit à l'unité, est dans l'ordre des sciences d'observation , lesquelles partent de faits multiples, divers pour arriver à l'unité des causes , la seule méthode parfaitement convenable à l'esprit humain?
Faible et borné, l'homme ne peut saisir l'unité du plan du Créateur dans toutes les parties de la création, qu'en embrassant de l'œil de son intelligence, illuminée par une irradiation de la lumière incréée, l'ensemble des choses créées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature