Résumé

Tønnes Christian Bruun- Neergaard État de l'art de guérir en Danemark aux temps les plus reculés ainsi qu'au moyen-âge… (1818)

Le christianisme diminua la grande réputation dont les femmes jouissoient dans l'art de guérir.
Les moines regardoient comme un devoir de soigner les malades; ils étudièrent les plantes et leurs propriétés médicales. Leurs connoissances en médecine accélérèrent les progrès du christianisme; quelques-unes de leurs guérisons passèrent pour des miracles, et comme leur savoir étoit fondé
dans cette partie sur quelques connoissances théoriques, ils y réussissoient plus souvent que les femmes, qui n'avoient pour tout guide que la pratique et le hasard.
Source : Gallica

Tønnes Christian Bruun- Neergaard État de l'art de guérir en Danemark aux temps les plus reculés ainsi qu'au moyen-âge… (1818)

Les hommes instruits avoient même peu de confiance dans les médecins.
Saxo dit, en parlant d'un médecin de la Scanie, appelé Jean (Johannes) , qui n'avoit pas réussi à guérir le roi Valdemar Ier , « que cette guérison manquée prouvoit le peu de confiance qu'on doit avoir dans les médecins. »
S'il y avoit peu d'hommes savans, profonds et instruits dans l'art de guérir, il ne manquoit pas pour cela d'individus qui pratiquassent cet art.
Source : Gallica

Tønnes Christian Bruun- Neergaard État de l'art de guérir en Danemark aux temps les plus reculés ainsi qu'au moyen-âge… (1818)

Les prêtres, à qui cette sorte de femmes commençoit à être plus que suspecte, contribuèrent en même temps à donner une mauvaise signification au mot hex. L'histoire du moyen âge prouve que les femmes furent plus difficiles que les hommes à convertir par les ecclésiastiques. Les prêtres ne purent donc pas empêcher tout-à-fait les femmes de s'occuper de l'art de guérir ; elles s'en occupent même encore aujourd'hui. Ma mère, douée d'un cœur sensible et bon, avoit quelques connoissances générales dans cet art.
Source : Gallica

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