Pêche à la mouche

Définition et enjeux

André-Napoléon Montpetit,  Poissons d’eau douce du Canada

“ Or, la pêche à la mouche artificielle est sans contredit la plus active et la plus aristocratique de toutes les pêches ; celui qui s’y livre n’est pas forcé de rester immobile comme le pêcheur de fond ou au coup. Toujours en marche le long de la rive, il n’a de limites à sa promenade que la valeur de ses jambes. C’est une chasse véritable au poisson, laquelle demande, non seulement de très bons jarrets, mais exige des bras solides et vigoureux. ”
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Louis Rouquet,  Au bord de l'eau : les loisirs d'un vieux pêcheur (1924)

“ On la pêche à la mouche naturelle ou artificielle, au poisson naturel ou a-rtificiel, au ver et à l'insecte. Parlons de la mouche artificielle, d'abord.
Pour un vrai pêcheur, la pêche à la mouche 'artificielle a un attrait spécial parce qu'elle est difficile et exige une grande pratique et beaucoup d'observation. Il sait que les habiles seuls y réussissent. Pour un snob, son principal charme est qu'elle constitue un sport distingué, recherché par les gentlemen d'outre-Manche.
”
Source : Gallica

Eugène Gens,  Nouvelles et souvenirs. Tome 2 (1876)

“ Or, je n'allais pas à la pêche pour me procurer du poisson, mais uniquement pour le plaisir de le prendre. Seulement, il fallait que ce plaisir fût un plaisir intelligent — un art où le vulgaire ne pût atteindre.
Or, il n'y a que la pêche à la mouche et aux autres amorces artificielles qui présente ce caractère.
C'est aussi la seule pêche qu'en Angleterre un homme qui se respecte puisse pratiquer sans déroger. Dans cet aristocratique pays la pêche à la mouche fait partie de l'éducation de tout bon gentlemen, comme l'escrime et l'équitation.
”
Source : Gallica

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