Résumé

Lucien Perruche La pêche de la truite et du saumon à la mouche artificielle (1922)

Au ras de la bande de roseaux qui marque la rive, la gueule énorme d'une grosse truite a happé l'artificielle flottante au courant, la touche est imperceptible ; mais rapide, la pointe de la canne s'est relevée, un coup de poignet sûr a ferré la truite qui, surprise, s'élance en plein courant, déroulant le moulinet dont le cric troue le silence de la nuit d'un bruit assourdissant. La lutte est difficile dans l'obscurité, il faut bien connaître sa rivière pour toujours dominer le poisson et lui interdire les endroits dangereux que la brume du soir dissimule.
Source : Gallica

Lucien Perruche La pêche de la truite et du saumon à la mouche artificielle (1922)

Un Sherry spinner en bonne place est souvent la mouche juste.
Peu à peu les montées se multiplient en même temps que la nuit s'approche ; un Coachman ou un Great Red sedge pour finir, car l'obscurité vient rapidement et les petites éphémères semblent maintenant dédaignées. On suit avec beaucoup de peine le gros sedge roux dans la brume qui s'étend. C'est l'heure des plus belles émotions du sport, on risque à chaque instant la capture d'une de ces grosses truites que leur méfiance extrême ne laisse s'aventurer que le soir.
Source : Gallica

Lucien Perruche La pêche de la truite et du saumon à la mouche artificielle (1922)

Vous suivez attentivement votre artificielle, qui descend le courant lentement ; tout d'un coup, du fond de la rivière, une truite se jette brutalement sur la mouche, vous ferrez, rien, et cela dure parfois la journée entière.
Si vous prenez la peine d'observer la rivière, vous verrez que la truite fait de même avec les insectes naturels : une éphémère descend sur l'eau, les ailes bien droites, une truite bondit vers elle ; lorsque le bouillonnement de l'eau s'est calmé, vous retrouvez l'éphémère couchée sur l'eau, les ailes brisées.
Source : Gallica

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