Lucien Perruche, La pêche de la truite et du saumon à la mouche artificielle (1922)
“ Au ras de la bande de roseaux qui marque la rive, la gueule énorme d'une grosse truite a happé l'artificielle flottante au courant, la touche est imperceptible ; mais rapide, la pointe de la canne s'est relevée, un coup de poignet sûr a ferré la truite qui, surprise, s'élance en plein courant, déroulant le moulinet dont le cric troue le silence de la nuit d'un bruit assourdissant. La lutte est difficile dans l'obscurité, il faut bien connaître sa rivière pour toujours dominer le poisson et lui interdire les endroits dangereux que la brume du soir dissimule. ”
