Auguste Panneton, En flânant dans les portages
“ Quelques pas seulement, et, sans transition, le sentier débouche au fond d’une petite baie : eau claire, fond de roche piqueté d’herbe verte. C’est le lac qui nous accueille d’un sourire tranquille. L’arrivée au bord d’un lac solitaire, perdu en pleine forêt, offre un attrait bien singulier. Vous sortez de la pénombre du bois, où le ciel, les nuages, la lumière, ne sont perçus qu’à travers le filtre des branches entre-croisées et, tout-à-coup, le rideau se déchire, l’espace a reconquis ses droits, le ciel vous paraît plus bleu, les nuages plus blancs, le soleil plus brillant. ”
