Lutfullah, Mémoires de Lutfullah, gentilhomme mahométan… (1858)
“ Je découvris dans ces parages une autre merveille de la mer, le poisson volant. Une bande de ces animaux s'étant élevée hors de l'eau par le travers de notre bâtiment, trois d'entre eux tombèrent sur le pont, et je parvins à en saisir un. Ce poisson est une jolie petite créature qui doit à la nature deux paires de longues nageoires, dont une lui sert dans l'eau, et l'autre dans l'air. En outre, passé à la poêle, il forme une délicieuse friture. Dans la matinée du 4, nous jetâmes l'ancre dans le havre d'Aden, après une douce et calme navigation de deux mille deux cent quinze milles anglais. ”
