Résumé

Portrait de Jules Soury Jules Soury Contes et romans de l’ancienne Égypte

« Les peintures d’hypogées, écrit M. Mariette, nous laissent deviner ce que pouvait être une maison égyptienne : de l’eau, des arbres, des champs fermés de murs, des jardins, quelques parlions de bois ouverts à tous les vents, les meubles les plus indispensables. »
Il n’y a pas jusqu’à l’idée fixe de la mort, à la méditation des choses d’outre-tombe, qui ne prît en Égypte un tour de douce et sereine gravité. Quelque séduisant que fût le mirage des joies élyséennes, on tenait fortement à cette vie, d’où l’on ne désirait sortir « qu’à l’âge parfait de cent dix ans ; »
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Portrait de Jules Soury Jules Soury Contes et romans de l’ancienne Égypte

O mon frère, ô mon ami, ô mon mari, ne cesse pas de boire, de manger, de vider la coupe de la joie, de faire l’amour et de célébrer des fêtes, suis toujours ton désir et ne laisse jamais entrer le chagrin en ton cœur, si longtemps que tu es sur la terre ! car l’Amenti est le pays du sourd sommeil et des ténèbres, une demeure de deuil pour ceux qui y restent. Ils dorment dans leurs formes incorporelles, ils ne s’éveillent pas pour voir leurs frères, ils ne reconnaissent plus père et mère, leur cœur ne s’émeut plus vers leur femme ni vers leurs enfans.
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Portrait de Jules Soury Jules Soury Contes et romans de l’ancienne Égypte

Setna a été le jouet d’une illusion terrible, née sans doute de l’ivresse.
Une heure se passe. À son réveil, Setna aperçoit un génie de grande taille ; il se voit nu, n’ose par pudeur se lever. Le génie lui dit : « Setna, dans quel état es-tu ? — C’est Ptahneferka, répond le prince, qui m’a fait tout cela. — Va, lui dit le génie, à Memphis ; tes enfans te demandent. — Mon grand maître, à qui soit accordée la durée du soleil ! comment pourrais-je aller à Memphis, n’ayant pas d’habits ? »
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