J.-H. Rosny aîné

J.-H. Rosny aîné

Résumé

Portrait de J.-H. Rosny aîné J.-H. Rosny aîné Tabubu

Et Ptahneferka connut le secret des oiseaux du ciel et des poissons du gouffre, des quadrupèdes des monts et de tous les animaux. Il lut aussi l’autre arcane. Il connut la science du soleil resplendissant au firmament, et de ses neuf divinités, et la lune brillante et les étoiles en leur forme essentielle. Il vit, dans les poissons des profondeurs, l’énergie divine de l’eau. Il lut l’écrit à l’esprit créateur qui préside au fleuve.
« Il dit alors aux ouvriers :
« — Travaillez pour moi jusqu’au lieu où nous rejoindrons les prêtres de Coptos. »
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Une heure se passa. Alors, entraîné par une force mystérieuse, Merhu, notre jeune enfant, sortit de l’ombre de la barque royale et se jeta dans le fleuve. Là, il dit adieu au Soleil [6] , parmi nos lamentations et celles de tous les hommes de l’équipage. Ptahneferka sortit de la cabine et lut l’écrit magique. Il fit venir la force divine des eaux pour ramener Merhu à la surface, et nous retournâmes à Coptos avec l’enfant. Là, nous le menâmes au tombeau, et, après avoir célébré les rites, nous le fîmes ensevelir selon la grandeur de son rang.
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Une multitude de chanteurs, de danseurs et de danseuses, de joueurs d’instruments égayaient les festins des grands, où les grâces de la femme jetaient leur énervant attrait.
Mais le raffinement suprême de l’Égypte était dans la mort. En un sens, la mort n’advenait pas pour eux, tellement l’immortalité voisinait avec la vie, tellement une manière de confusion finissait par s’établir entre le tombeau et la demeure, entre l’existence terrestre et l’existence de l’au-delà.
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