Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Paul Valéry : [exposition, Paris… (1956)

Dans le même temps, abordant le problème des Musées, il écrivait : « Je n'aime pas trop les musées. Il y en a beaucoup d'admirables, il n'en est point de délicieux... Une civilisation ni voluptueuse, ni raisonnable peut seule avoir édifié cette maison de l'incohérence. Je ne sais quoi d'insensé résulte de ce voisinage de visions mortes... Si vaste que soit le palais, si apte, si bien ordonné soit-il, nous nous trouvons toujours un peu perdus et désolés dans ces galeries, seuls contre tant d'art. »
J'ai vu pourtant Paul Valéry siégeant au Louvre, au Conseil des Musées nationaux.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Paul Valéry : [exposition, Paris… (1956)

Ce travail, ces recherches, ces efforts de poète contre les étroites conditions que je m'étais données — et dont si peu de gens saisissent l'importance indirecte —, je puis dire qu'ils n'étaient jamais des fatigues perdues. Je faisais rendre à mon temps de labeur et de tension tout ce qu'il pouvait contenir. L'art des vers, par bonheur, n'est pas un art certain. Il s'y présente à chaque instant des problèmes sans issue. Un rien fait naufrager un beau poème, compromet l'accomplissement, brise le charme. Le cerveau des poètes est un fond de mer où bien des coques reposent.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Paul Valéry : [exposition, Paris… (1956)

En 1925, la brillante élection de Paul Valéry à l'Académie française lui conquiert soudain l'audience d'un public beaucoup plus large. Pendant vingt ans, il va désormais, à un rythme infiniment plus rapide que par le passé, multiplier les essais, les préfaces, les études de toute sorte. Aucun sujet, peut-on dire, ne lui reste étranger ; et, dans le monde entier, on prête désormais une oreille attentive à ses réflexions neuves et profondes sur l'intelligence, l'Europe, l'art et la littérature.
Source : Gallica

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