Georges Beaume,
Le Château vert
“ La lumière céleste répandait par le souriant espace sa splendeur sur le long bourrelet de sable qui, d’une courbe gracieuse, s’en va là-bas, très loin, toucher le pied rocheux du vert promontoire de Sète ; sur les vignes bourgeonnantes des Ouglous ; sur la grande mer bleue, çà et là, dentelée d’écume ; sur la petite colline de lave où scintillait le pauvre gîte goudronné de la vieille Julia, désormais seule ; enfin, sur le joli étang de Luno, où reposait, depuis tant de jours, parmi les ajoncs et les nénuphars, à côté de sa bouteille de vin, ce malheureux Micquemic. ”
