Lucile de Chateaubriand

Élements biographiques

Portrait de Lucile de Chateaubriand Lucile de Chateaubriand,  Lucile de Chateaubriand, ses contes…

“ Lui, pendant ces longs mois de silence, se traînait péniblement de Vire à Paris et de Paris à Vire.
Lucile le vit un jour à sa porte. N’y pouvant tenir, il était venu à Rennes. Elle fut surprise et, dans sa tristesse, elle sourit. À qui souriait-elle ? Ce n’était plus à l’amour. Cet homme lui était à charge, et, en même temps qu’elle le recevait, elle se plaignait à René de ce qu’elle appelait bien durement « les impertinences de M. de Chênedollé. » Ce mot nous gâte un peu le roman de Lucile. Un soir, elle retira sa parole et dit à son amant désespéré :
— « Je ne serai jamais à vous. »
”
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Portrait de Lucile de Chateaubriand Lucile de Chateaubriand,  Lucile de Chateaubriand, ses contes…

“ Ma devancière dans ce monde et dans l’autre prie pour moi le Rédempteur ; elle le prie du milieu des dépouilles indigentes parmi lesquelles les siennes sont confondues : ainsi repose égarée, parmi les préférés de Jésus-Christ, la mère de Lucile et la mienne. Dieu aura bien su reconnaître ma sœur, et elle qui tenait si peu à la terre, n’y devait point laisser de traces. Elle m’a quitté, cette Sainte de génie. Je n’ai pas été un seul jour sans la pleurer. Lucile aimait à se cacher : je lui ai fait une solitude dans mon cœur : elle n’en sortira que quand j’aurai cessé de vivre. ”
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“ Le destin, comme la nature, se plaît à le distinguer de moi d’une manière bien favorable. Au moins, je ne céderai pas à mon frère le bonheur de vous aimer : je le partagerai avec lui toute la vie. Mon Dieu, madame, que j’ai le cœur serré et abattu ! Vous ne savez pas combien vos lettres me sont salutaires, comme elles m’inspirent du dédain pour mes maux ! L’idée que je vous occupe, que je vous intéresse, m’élève singulièrement le courage. Écrivez-moi donc, madame, afin que je puisse conserver une idée qui m’est si nécessaire.
Je n’ai point vu M. Chènedollé
”
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