Gerbert

Élements biographiques

Gerbert,  Essai sur Châteaubriand (1868)

“ Sa mélancolie ne se complique pas d'orgueil et de remords, comme dans les personnages de lord Byron ; il ne se croit pas supérieur aux autres hommes comme Manfred ; il se regarde comme isolé au milieu des joies et des douleurs de ses semblables. On n'éprouve pas le désir de consoler Adolphe ou Child-Harold; on craindrait de s'exposera leur mépris ; il n'en est pas de même pour René, car il appartient plus à l'humanité que ses frères, et c'est pour cela qu'il est le plus vrai et par conséquent le plus grand et le plus beau. ”
Source : Gallica

Gerbert,  Essai sur Châteaubriand (1868)

“ Comme écrivain, en même temps qu'il contribuait à la renaissance du sentiment religieux et des idées morales, il a renouvelé la littérature en indiquant les véritables sources de l'inspiration poétique ; il a laissé l'empreinte de son génie sur presque toutes les œuvres de son temps, et a été le père d'une école qui a produit d'immortels chefs-d'œuvre. Comme homme politique, il a travaillé sans relâche à fonder et à défendre nos libertés nationales et a toujours donné l'exemple de la fidélité aux convictions et du culte de l'honneur. ”
Source : Gallica

Gerbert,  Essai sur Châteaubriand (1868)

“ Ces sentiments, empreints de la mélancolie et de l'austérité du christianisme, ces brillantes métaphores, ce style harmonieux , imagé, paré de fleurs exotiques, si loin de la sécheresse philosophique , choquèrent les vieux disciples du XVIIIe siècle, mais séduisirent la jeune génération. On avait assez de ces passions de boudoir, qui se traduisent en petits vers prétentieux, et de leur inévitable dénouement; on se prit donc à aimer ces types charmants d'Atala et Chactas; on s'intéressa à cet amour que la mort vient briser brusquement dans la grotte d'un solitaire. ”
Source : Gallica

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