Résumé

Anonyme L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (1803)

Comment les hommes ont reçu le don de perfectionner tout ce que la nature leur accorde ; ils ont perfectionné l’amour, la prudence, la discrétion, le soin de soi-même, en flattant l’amour propre et les sens, augmente le plaisir du tact ; l’attention sur sa santé rend les organes de la volupté plus sensibles ; tous les autres sentimens entrent ensuite dans celui de l’amour, comme des métaux s’amalgament avec l’or ; l’amitié, l’estime viennent au secours ; les talens du corps et de l’esprit sont encore de nouvelles chaînes :
On peut, sans être belle, être long-temps aimable
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Anonyme L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (1803)

Lisette connaît le plaisir, et s’abandonne au gré du mortel heureux qui le lui fait goûter... Dieux ! quels tableaux !... que n’ai-je l’éloquence d’en peindre les beautés et Lucas en vigoureux athlète, pousse des mouvemens qui font soupirer son amie ; elle le presse dans ses bras ; il couvre son sein de baisers, ses fesses qui se serrent à chaque éjaculation qu’il lui porte prouvent l’excès de leur bonheur... Tous les deux demeurent pâmés dans l’ivresse de leur jouissance, j’augure même qu’ils s’apprêtaient à recommencer, quand une voix forte se fit entendre...
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Anonyme L’Enfant du plaisir, ou les délices de la jouissance (1803)

Il me crut ah ! lui dis-je, si c’était Lucile, elle est capable de me faire commettre tous les excès et toutes les folies. — Vous l’aimez ? — Oh ! plus que moi-même. — Eh bien ! mon cher d’Angeville, si vous voulez que nous socratisions ensemble, dès demain je vous mène auprès d’elle. — Je le veux bien, de tout mon cœur. — Touchez-là. — Soit, ainsi qu’il est dit.
La posture où j’avais vu Abeline m’avait animé jusqu’à la fureur, l’espérance de voir Lucile me transporta jusqu’à la folie ; c’est ce qui m’engageait à consentir à tout.
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