Ubald Paquin, La tragique idylle
“ Comme il sauta à terre, un coup de vent éloigna le canot. Voulant le ramener au rivage, il saisit le canon de la carabine, debout dans l’embarcation, et buta contre une pierre. Le chien de l’arme s’accrocha et il reçut la décharge en pleine figure. Le plomb lui laboura les lèvres et le nez avant de s’enfoncer dans la cervelle par l’œil droit. La mort fut instantanée. Ses amis lui composèrent un brancard de branches et le transportèrent chez lui. Rose-Marie, avertie, courut chez les Lambert. Celui qu’elle avait vu la veille, plein de vie et souriant, n’était plus qu’un cadavre inerte. ”
