Jean Féron,
La taverne du diable
“ La vue des Canadiens mêlés aux Anglais rebelles fit mal au cœur de Jean Lambert, qui était là à la tête de son détachement. Il marcha vers ces Canadiens pour s’arrêter à quelques pas et les interpeller ainsi : — Hé !... que faites-vous là, vous autres ? Êtes-vous encore des Canadiens, ou doit-on vous comprendre avec les traîtres ? Quel sang donc coule en vos veines, que vous vous séparez de nous ? C’est votre cité de Québec, cette vieille forteresse française, que vous abandonnez ? Ce sont vos foyers que vous désertez ? C’est le sol qui vous fait vivre que vous livrez à l’ennemi ?... ”
