Jean Lambert

Définition et enjeux

Portrait de Jean Féron Jean Féron,  La taverne du diable

“ La vue des Canadiens mêlés aux Anglais rebelles fit mal au cœur de Jean Lambert, qui était là à la tête de son détachement.
Il marcha vers ces Canadiens pour s’arrêter à quelques pas et les interpeller ainsi :
— Hé !... que faites-vous là, vous autres ? Êtes-vous encore des Canadiens, ou doit-on vous comprendre avec les traîtres ? Quel sang donc coule en vos veines, que vous vous séparez de nous ? C’est votre cité de Québec, cette vieille forteresse française, que vous abandonnez ? Ce sont vos foyers que vous désertez ? C’est le sol qui vous fait vivre que vous livrez à l’ennemi ?...
”
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Portrait de Jean Féron Jean Féron,  La taverne du diable

“ Jean Lambert connaissait trop bien sa basse-ville pour songer à prendre une lanterne, et il se jeta dans la nuit noire comme en un rayonnement de jour. Il n’allait pas même à tâtons, mais il marchait d’un pas assuré de la rue Champlain à la Ruelle-aux-Rats et, de là, vers les barrières où il avait rendez-vous. À huit heures précises il était entre les deux barrières. Il s’était accoté contre le mur d’un hangar pour attendre Miss Tracey. ”
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Portrait de Jean Féron Jean Féron,  La taverne du diable

“ On pourra dire à l’avenir tout ce qu’on voudra sur le compte de Miss Tracey, mais on n’empêchera pas que c’est une bonne fille... Non, ce n’est pas elle qui vendra son pays aux Américains !...
Jean Lambert s’en allait vers les casernes avec ces pensées qui tourbillonnaient dans son esprit encore mal tranquillisé ; il marchait comme lorsqu’on marche dans un rêve.
”
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