Hector Bernier, Au large de l’écueil
“ C'est un peu de tout cela que se nuancent la causerie et l'impression de Marguerite et Jules, appuyés au rebord de la Terrasse. Un nuage cuivre gravit lentement l'azur au-dessus du Mont Sainte-Anne et du Cap Tourmente, et les sommets, les pentes, les villages ternissent dans l'ombre qu'il traîne. Plus il avance, plus il écrase de sa lourdeur. Une teinte d'orage envahit le fleuve entre Sainte-Famille-de-l'Ile et les grèves de Beaupré. Le vent s'affaisse, et les voiles pendent comme des ailes cassées. Un silence dans l'air fait peser sur les coeurs une sensation vaguement angoissante. ”
