Résumé

Moiroud Revue des Deux Mondes

Quant au nom de Desbassayns, qui appartient à une famille nombreuse et considérable, puisque M. Shack voulait le mettre en scène, il aurait dû, pour être juste, dire que personne à Bourbon n’est plus chéri et honoré que madame veuve Desbassayns ; que cette dame, aussi respectable par son âge que par ses vertus, est aimée et vénérée de tous ses serviteurs, et que sa réputation de bonté est telle que non-seulement elle est répandue à Bourbon et à l’Île-de-France, mais encore dans toute l’Inde : il n’est pas un voyageur qui ne puisse l’attester.
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Les hommes qui s’occupent de législation coloniale, ceux surtout qui seront chargés de l’appliquer ont besoin de repousser des idées injustes qui rendent leur mission si difficile à remplir ; ils savent tous qu’en pareille matière le bien n’est possible qu’avec une sage et lente progression, et ils regarderaient les paroles de M. Shack comme le souhait d’un méchant homme, s’ils n’aiment mieux n’y voir que le propos d’un insensé.
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Il aurait dû dire que M. Charles Desbassayns, l’un de ses fils a introduit depuis quelques années dans son habitation un régime disciplinaire auquel les amis de l’humanité ne sauraient trop applaudir ; que le premier il a aboli chez lui la peine du fouet, en la remplaçant par la prison et la privation des jours de repos ; encore ces peines ne sont-elles appliquées que par un jury de noirs esclaves, dont le maître se réserve seulement d’adoucir les décisions.
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