Sophie Amelia Prosser

Élements biographiques

Sophie Amelia Prosser L'Orphelin de Croix-Grande, ou "Revêtu d'or"… (1887)

Jonathan ne quitta presque pas le vieillard pendant les quelques jours qu'il demeura encore dans ce monde. Parfois il lui semblait qu'une lueur d'intelligence éclairait son visage quand il lui parlait du Sauveur; mais, à tout prendre, ce fut, selon l'expression de Jeanne Pike, un lit de mort bien sombre...
Le soir même du triste événement, plus morne, plus abattue que jamais, la pauvre femme veillait près de la froide dépouille. Elle n'avait pas la force de travailler. Ses
larmes brûlantes mouillaient les feuillets de la Bible ouverte devant elle.
Source : Gallica

Sophie Amelia Prosser L'Orphelin de Croix-Grande, ou "Revêtu d'or"… (1887)

Dieu soit loué! fit Jonathan; assez longtemps vous vous êtes traînée misérablement comme le vermisseau. Puissiez- vous vous relever maintenant en faisant l'expérience que, par la grâce du Rédempteur, l'être le plus infime peut devenir un Jacob, un citoyen du royaume des Cieux. C'est l'ennemi qui vous a poussée à regarder si longtemps étant séparés deux termes que Dieu a unis.
Quand Jeanne remonta dans sa chambre, elle éprouvait l'inexprimable soulagement dépeint dans la scène saisissante du « Voyage du chrétien, » où le voyageur accablé sent son fardeau tomber au pied de la Croix.
Source : Gallica

Sophie Amelia Prosser L'Orphelin de Croix-Grande, ou "Revêtu d'or"… (1887)

D'une voix un peu tremblante, il demanda :
— M'sieu, dans combien de temps c'est-il que je pourrai, moi aussi, devenir... un de ceux dont parlait le pasteur?
— Mon enfant, tu jouiras de tous les privilèges des chrétiens du jour où tu aimeras le Seigneur Jésus.
— Mais je l'aime ! s'écria l'enfant avec véhémence.
— Alors, tu es un croyant : on ne peut pas aimer sans croire, de même qu'on ne peut croire sincèrement sans aimer.
Source : Gallica

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